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Petit tour à Kula Lumpur puis dans la cuisine de Ruqxana !

Suite de notre périple en Asie, nous avons eu la chance de fêter le Nouvel An dans la capitale malaisienne, Kuala Lumpur. Imaginez plutôt : 27°C, devant les Petronas Towers pour voir les feux d’artifice, il y a pire comme Nouvel An !
Lors de ce passage éclair dans cette immense ville moderne, nous avons pris le temps de passer à nouveau dans 2 endroits très animés de la ville, Little India et Chinatown. À nouveau, un immense marché, sorte de labyrinthe géant dans lequel se presse une foule de personnes, pour y faire leurs courses ou manger un petit quelques choses. On y trouve des dizaines de stands de nourriture, proposant des centaines de mets divers et variés. J’aurais bien goûté à plusieurs petites choses (petites rissoles de viande au curry, brochettes diverses) mais devant voyager en bus encore 2j et ayant parfois un estomac un peu fragile, j’ai préféré éviter le drame, même si je ne devais pas risquer grand-chose….

Nous sommes ensuite partis finir nos vacances à Singapour, ville-état aux diverses facettes et cultures, ville que j’avais beaucoup aimée lors de mon premier passage en Asie en 2006. Ce blog étant consacré à la cuisine, je vous présente ici que quelques photos de la ville, vous pourrez aller voir ces prochains temps mon compte Flickr sur lequel je vais déposer plus de photos…

Je pensais pouvoir prendre des cours de cuisine à Melacca dans l’hôtel, nous avions lu dans le lonely planet que le chef du restaurant malais proposait des cours…Après discussion avec le team, non, plus de cours, car pas assez d’intéressés…bien dommage. Je n’ai pas baissé les bras et nous avons trouvé un cours à Singapour, donné par l’inoubliable Ruqxana dans sa propre maison, une cuisinière hors pair et pleine de vie ! Visite guidée de ce petit cours de cuisine malaise chez Cookery Magic.

Nous avons fait un Nasi Lemak… Cela veut dire littéralement riz dans la crème. On le prépare en faisant bouillir du riz dans du lait de coco. Souvent, on ajoute des feuilles de pandanus (pandan) dans la mixture bouillante de façon à donner plus de parfum au plat ; on peut aussi ajouter du gingembre et de la citronnelle.

Ce plat, mangé à toutes heures, est servi avec des rondelles de concombre, des anchois séchés (ou ikan bilis, des cacahuètes rôties, de la pâte sambal à base de piments (un vrai condiment là-bas) ou des légumes marinés. On peut aussi l’accompagner de viande, de poulet ou de poisson. Il est servi emballé dans une feuille de bananier à laquelle on donne une forme pyramidale, pour l’emporter. On en trouve en Malaisie à presque tous les coins de rue !

Nous avons donc cuisiné ce plat avec les conseils avisés et sous le regard bienveillant de Ruqxana. Dans sa cuisine, dans l’arrière cours de sa maison à Singapour ! Un grand moment de cuisine et d’échange ! Les recettes dans le prochain billet !!! ;)

Une petite pause

Mon blog se met en vacance cette semaine et pour cause: je suis à Porto pour quelques jours!!!! mais je vous reparle de tout ceci très vite! Bon weekend!

Ps devinez ce qu’on boit ;) ?

Foie gras poché au vin épicé

Après le foie gras cuit à la vapeur, je vous propose un foie gras cuit dans son vin !

Voilà qui sort des sentiers battus et qui permet de s’essayer à de nouvelles techniques. Il faut dire que la cuisson du foie gras en terrine est toujours problématique. C’est souvent trop ou pas assez cuit, rarement parfait. Ce qui est un peu énervant lorsqu’il s’agit d’un met qui n’est pas donné.

Donc pourquoi ne pas tenter d’autres modes de cuisson, histoire de voir s’il y en aurait un plus simple que les autres. C’est ce que j’ai tenté. Et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié cette façon de faire. Et le goût final était excellent, avec beaucoup de saveurs, tout en restant très fin.

Je ne peux que le recommander.

Pour 4 personnes – Préparation : 30 à 60 mn – Cuisson : 30 mn – Repos : 48 heures

Ingrédients :

  • 1 lobe de foie gras
  • 1 bouteille de vin corsé
  • 1 bâton de cannelle
  • 5 clous de girofle
  • 1/2 cuillère à café de gingembre en poudre
  • 1/2 cuillère à café de muscade en poudre
  • 1 gousse de vanille
  • 2 anis étoilé
  • 2 cuillère à soupe de sucre en poudre
  • 2 gousses de cardamome
  • 5 feuilles de gélatine
  • Sel
  • Poivre

Recette :

  1. Dénerver le foie gras. Saler et poivrer. Puis l’envelopper de film alimentaire. Tourner les extrémités du film alimentaire jusqu’à obtenir une ballottine. Mettre au réfrigérateur pendant 1 heure.
  2. Dans une casserole, verser le vin. Ajouter la cannelle, les clous de girofle, le gingembre, la muscade, la vanille, l’anis, le sucre, la cardamome. Porter à ébullition puis couper le feu.
  3. Placer le foie gras dans un récipient (type moule à cake rectangulaire) après avoir enlever le film alimentaire. Recouvrir de vin épicé. Laisser refroidir 30 minutes puis réserver au réfrigérateur pendant 24 heures.
  4. Le lendemain, mettre le foie de gras de côté. Puis filtrer le vin. Le verser dans une casserole et ajouter les feuilles de gélatine. Laisser chauffer jusqu’à obtenir un sirop. Laisser refroidir quelques minutes et recouvrir le foie gras. Réserver à nouveau frais pendant 24 heures.

Attention à ne pas laisser trop refroidir la gélatine, il faut que celle-ci soit encore liquide pour recouvrir le foie gras. D’un autre côté, il ne faut pas que celle-ci soit trop chaude, sous peine de faire fondre le foie.

Vous pouvez préparer votre foie gras à l’avance et le congeler. Le foie gras supporte bientôt la congélation. Sortez le 24 heures à l’avance, et laisser le décongeler au réfrigérateur. Une fois décongelé, sortez le entre 15 et 30 minutes à l’avance.

Lorsque vous dénervez le foie gras, n’ayez pas peur de le casser un peu. Vous le reconstituerez dans la ballottine. C’est ce qui fait la facilité de cette recette. Pas besoin de prendre des gants pour garder l’intégrité du foie afin de la déposer délicatement dans sa terrine. Ici, un bon tour de vis de film alimentaire, un coup de frais, et s’est reparti comme en quarante !

J’ai cru comprendre que certains puristes criaient au sacrilège lorsqu’ils voyaient cela. Pour ma part, en boycottant la cuisson au bain-marie, cela m’a évité de rater deux foies gras. Pas si mal…

Pour autant, à mon goût, la meilleure cuisson reste la cuisson traditionnelle. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas se simplifier la vie de temps en temps !

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